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Vinyl Shop #001 Kompakt et Kitsune à l’honneur

admin | 18 janvier 2009

On commence cette petite sélection avec le Speicher 62 du label Kompakt. C’est Motor qui ouvre le maxi avec “Ice”, un titre crispant qui peine à faire bouger celui qui ose l’écouter, une chanson qui aurait pu très bien faire la bande originale d’un film d’horreur des années 1980. Mais le duo Millan / Air rehausse le niveau de cet EP, “Ironik” dégage un son hypnotique. Un morceau qui mérite à lui seul l’achat du vinyle.

A Motor - Ice
B Alex Millan et Lorent Air - Ironik
De son côté, Kitsune sort un nouvel EP de Digitalism intitulé Hands On Idealism. Le remix de Home Zone par Proxy offre un son crade, complètement saturé mais qui a son charme. Appolo-Gize profite, quant à lui, de deux remixes absolument parfaits. Le premier de Breakbot nous envoie loin, très loin avec quelques notes de guitare bien sympathiques tandis que le second de Fred Falke incite les gens à se droguer à son propre son, la meilleure production du vinyle. Les remixes respectifs de The Pulse et Echoes par DerDieDas et Siriusmo font office de bonus dans un EP déjà rempli de bonnes surprises. Si vous possédez cet EP, vous êtes assurés d’avoir “The Biggest Party Ever At Home”.
A1 Home Zone (Proxy Rmx) (4:34)
A2 Apollo-Gize (Breakbot ‘Hypnotoad’ Extended Rmx) (4:45)
B1 Apollo-Gize (Fred Falke Rmx) (6:11)
B2 The Pulse (DerDieDas Rmx) (4:34)
B3 Echoes (Siriusmo Rmx) (5:38)
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Interview Bandit

admin | 8 juin 2008

1°) Pour ceux qui ne te connaîtraient pas encore, pourrais-tu te présenter ?

Je m’appelle Alexandre, j’ai 19 ans. Je vis à Toulouse où je fais mes études de sciences politiques.

2°) Comment définirais-tu ta musique, ton style ?

J’aime le mot « grandiloquence » mais ça serait prétentieux de l’appliquer à ma musique. Dans tous les cas c’est un peu ce que je cherche à exprimer dans l’absolu. Je ne souhaite pas forcément faire danser mais plus à provoquer des émotions, à faire ressentir quelque chose.

3°) De quoi est née ton envie de produire ?

J’ai fais pas mal de musique avant (Guitare, Piano classique) mais les barrières de création arrivent vite (enregistrement, besoin de groupe,…). L’électronique m’est apparue comme une chance inouïe de ne pas avoir à penser à tous ces obstacles pour se concentrer sur la production en solo.

3°) As-tu des influences particulières ?

Je pense que mes plus grandes influences sont les symphonies de Beethoven qui apparaissent à mes yeux comme des chefs d’œuvre absolus. Après bien sur, j’ai aussi été marqué par la vague Edbanger / institubes, qui je pense, inspire (au moins inconsciemment) chaque nouvel artiste électronique aujourd’hui.
Je pourrai également rajouter Jean Michel Jarre où derrière le côté kitsch se cachent des mélodies ultra recherchées. Enfin, J’ai toujours écouté beaucoup de Rock, je pense que cela doit m’inspirer aussi.

4°) D’où t’es venu l’idée de ton pseudonyme Bandit ?

Un peu par hasard en fait. Je trouve l’imaginaire du Braquage ou du vol très intéressant. Ils apparaissent comme des événements bruts, succins qui s’enchainent à toute allure avec une apogée et un déclin. C’est finalement assez proche d’un morceau de musique.

5°) T’occupes-tu également des artworks ?

Au début oui. Je me suis depuis appuyé sur 2 jeunes graphistes (ndlr : Dot et Ham, liens sur mon myspace).

6°) Quelle fût ta réaction lors de ton passage dans le numéro 8 de Tsugi ?

Une joie immense, vraiment incroyable. C’est pour ces moments comme celui là que je suis content de faire de la musique.

7°) Que penses-tu de la scène électronique française actuelle ?

Il y a vraiment beaucoup de talent en France, c’est assez fou. Dans la globalité, j’aime beaucoup la route que prend la musique électronique ici. Je suis plus optimiste que certains. Je pense que même si les styles se rejoignent parfois, il y a de la diversité dans la récurrence.

8°) Quels sont tes projets à venir ?

Je n’ai pas vraiment de vision à long terme, je suis encore jeune. Je pense avant tout à me perfectionner et peut être rentrer dans un label.

9°) A quand Bandit en live ?

Fin juillet à Toulouse si tout va bien et de façon plus régulière à partir de septembre.

10°) Si tu devais terminer sur quelque chose en particulier…

J’aimerais remercier Chantal Goya pour avoir été une des mes inspirations pour mon titre « Anthem » !
Merci à toute l’équipe !

Bandit - Anthem
Bandit - Rapture

Retrouvez Bandit sur http://www.myspace.com/banditwordswith

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anthem, bandit, interview, rapture, tsugi
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Interview Pascal Maurin, programmateur de Tohu-Bohu à Montpellier

admin | 19 mai 2008

1°) Si vous pouviez vous présenter en quelques mots…

Je suis Pascal Maurin, programmateur de Tohu-Bohu, le volet “musique
électronique” du festival de Radio France et Montpellier. Je suis
également programmateur des soirées musiques électroniques pour le site
du pont du Gard, programmateur et co-organisateur du festival Les
Electros d’Uzès dans le Gard, promoteur de très nombreux évènements
autour d’Avignon, et depuis peu “apprenti dj”.

2°) Quel a été votre cursus scolaire (pour éventuellement orienter des
jeunes gens qui s’interrogent sur la nature de votre métier) ?

J’ai commencé à organiser des soirées et festival à l’âge de vingt ans
près d’Avignon. Amoureux de ce métier dès ces premières expériences,
j’ai ensuite orienté tout mon cursus universitaire dans cette direction.
J’ai fini mes études par un mastère en communication culturelle puis un
DESS en stratégie du développement culturel. Ces dernières années de fac
m’ont permis de travailler sur deux mémoires sur les musiques
électroniques. J’ai profité de ces longues études pour effectuer
plusieurs stages chez des producteurs de spectacles importants et
notamment Adam Productions puis Tutto Va Bene, le producteur du très
regretté festival Borealis. J’ai gagné un temps précieux à acquérir
simultanément des connaissances universitaires et une expérience du
terrain.

3°) D’après vous, quelles sont les qualités requises pour exercer ce
métier (sociabilité, créativité…) ?

Je dirai l’opiniâtreté parce qu’il faut avant tout savoir travailler
beaucoup, la rigueur dans un métier où l’on a besoin d’abord de vrais
professionnels et l’honnêteté qui fait parfois défaut dans ce secteur
d’activité. On est souvent plus créatif quand on dispose déjà des ces
trois qualités.

4°) En quoi consiste le métier de programmateur ? Quel est votre part de
travail au quotidien ?

C’est un métier qui occupe une bonne partie de son esprit quasiment en
permanence. On a toujours en tête de nouveaux projets dont la majorité
ne verront jamais le jour. Mais il faut aller au bout de chacun d’entre
eux car quand ils se aboutissent, quand enfin ce que l’on a mis des mois
voire des années à imaginer se réalisent, la satisfaction peut être
immense.
Mon travail de programmateur consiste à écouter de la musique tous les
jours. Je reçois beaucoup de disques, j’en achète aussi de plus en plus
surtout depuis que j’ai commencé à mixer. Je vais aussi assister à des
concerts, soirées et festivals, pour voir et écouter le plus d’artistes
possible. Je travaille avec différents agents d’artistes qui peuvent
m’orienter dans telle ou telle direction. Je lis la presse musicale tous
les mois, je suis très souvent sur Myspace et le net en général… C’est
un travail à plein temps contrairement à ce que l’on pense souvent de
l’extérieur.

5°) Qu’est-ce qui vous a finalement donné l’envie de vous diriger dans
cette voie?

Quand j’ai commencé il y a treize ans (j’ai l’impression d’être un papi
quand je dis çà !), il s’agissait d’organiser un festival au bord d’un
lac près d’Avignon : le festival Soopa Kana qui évoque peut-être des
souvenirs à certains de vos (vieux) lecteurs. C’était un festival de
musiques actuelles (reggae, dub, hip-hop et musiques électroniques) créé
avec des amis réunis en association. Rien n’existait sur le site pour
mettre en place un tel évènement et nous avons du réaliser un travail
considérable notamment pour tout ce qui concernait la sécurité du
public. C’était aussi des nuits entières à afficher, des journées à
flyer, au final de très bons souvenir. Ce festival a remporté un très
vif succès public dès sa première édition. L’émotion que j’ai éprouvée
ce soir-là en regardant danser deux mille personnes, le fruit de
plusieurs mois de travail, cette émotion m’a convaincu que mon avenir
professionnel se trouvait forcément dans ce boulot.

6°) Comment est né le projet du festival de Tohu-Bohu ?
Tohu-Bohu n’est pas un festival mais une des programmation du festival
de Radio France et Montpellier au même titre que le classique, le jazz
ou les musiques du monde. C’est René Koering, le directeur du festival
qui a souhaité insérer les musiques électroniques dans le cadre de son
festival. Il m’a recruté pour cela en 2001.

7°) Le festival se déroule, en majeure partie, sur la Place Dionysos à
Montpellier. Pourquoi avoir choisi ce site ?

Le festival souhaitait organiser des concerts sur cette place mais,
étant donné les contraintes acoustiques, seules les musiques
électroniques pouvaient y être programmées. J’avoue que quand on m’a
emmené sur cette place et qu’on m’a dit que les soirées auraient lieu
ici de 19 à 22 heures, je n’étais pas du tout convaincu que le public
suivrait. La suite prouvera le contraire. En effet, les horaires sont un
véritable atout car c’est un moment privilégié dans le sud de la France
celui de l’apéritif que l’on apprécie de prendre entre amis surtout si
l’on peut écouter gratuitement de la musique. Quant à Dionysos, le Dieu
de la fête et des plaisirs, j’espère qu’il savoure de là-haut la musique
et l’état d’esprit du public.
Je crois qu’il est important de rappeler que trois autres soirées sont
organisées sur d’autres sites que la Place Dionysos en 2008. La première
aura lieu à Carcassonne sur la Place Carnot en collaboration avec le
festival de La Bastide, le mercredi 23 juillet, avec Claude Vonstroke et
Mike Monday. La seconde à Perpignan le samedi 26 juillet, en
collaboration avec le festival Les Nuits Underground du Palais, dans les
magnifiques jardins du Palais des Rois de Majorque avec les artistes du
label Citizen : Vitalic, John Lord Fonda, The Penelopes et Arnaud
Rebotini. La troisième enfin clôturera en beauté Tohu-Bohu sur la Plage
du Souleil à Villeneuve les Maguelonne, le dimanche 27 juillet, avec une
programmation surprise (et quelle surprise !). Cette soirée sera
diffusée en direct sur l’antenne du Mouv’.

8°) Quelles sont les raisons de l’absence d’une soirée électronique au
Pont du Gard cette année ?

Il n’y aura effectivement pas de soirée au Pont du Gard dans le cadre de
Tohu-Bohu pour des questions budgétaires en 2008. Par contre, le site du
pont du Gard renouvelle le projet de “Bal du 15 août” comme en 2007. Ce
soir là, une scène installée sur l’autre rive du Pont dans un endroit
sublime, est entièrement dédiée aux musiques électroniques au sens large
du terme. J’ai eu le plaisir d’y programmer Mr Scruff, Sundae et Ivan
Halen l’an dernier. Je travaille en ce moment sur la programmation de
cet été. J’encourage tous vos lecteurs à venir assister à cet évènement
populaire qui mélange les publics et les musiques. Tout est gratuit. La
programmation de ce “Bal Electro” sera en ligne sur le site du Pont du
Gard d’ici quelques semaines.

9°) Cette édition 2008 est plus éclectique que les précédentes.
Quelle(s) connotation(s), couleur(s) vouliez-vous conférer à la
programmation du festival?

Effectivement en 2007, la programmation de Tohu-Bohu était très axée sur
la mouvance “electro rock”, bien que l’expression regroupe des entités
très différentes. J’ai voulu revenir à un format plus éclectique avec
une programmation qui va du dub à l’”electro rock” en passant par la
deep, la house, la musique minimale et la techno. Certains regretteront
l’absence de break beat ou de drum’n'bass qui reviendront peut-être en
2009. Comme pour chaque édition de Tohu-Bohu sur la Place Dionysos, j’ai
voulu programmer des artistes qui ne sont jamais venus à Montpellier.
C’est le cas de 90 % de la programmation. Ce sont tous des artistes que
j’écoute et dont je suis le parcours de prêt. Je suis très heureux de
les programmer cette année.

10°) Vous passez de nouveaux talents à artistes confirmés, ce qui
provoque un mélange musical explosif et une des programmations les plus
diversifiées du sud de la France. Quel est votre secret ?

Je vous remercie du compliment. Je crois en effet que des artistes
apparus récemment comme Brodinski, Autokratz, Danger ou Clara Moto
méritent d’être programmé à Montpellier. Pour les artistes confirmés,
je suis ravi de programmer Rythm & Sound, aussi connu sous le nom de
Maurizzio, qui ont joué un rôle majeur dans l’histoire des musiques
électroniques. Je pense enfin que Radio Slave, Guy Gerber, Claude
Vonstroke, Jimpster et Milton Jackson, comptent parmi les producteurs
les plus intéressants du moment dans des registres très différents.

11°) Comment expliquez-vous l’absence d’évènement(s) « rock » semblables
au festival de Tohu-Bohu ainsi qu’à l’Electromind, par exemple, à
Montpellier ?

Je ne l’explique pas. C’est effectivement un manque dans la saison
culturelle de la ville. Je ne doute pas qu’un projet de ce type soit
envisagé dans l’avenir. Je ne crois pas que ce soit faute d’une vraie
volonté politique. Pour réaliser un évènement qui soit à la hauteur de
la ville de Montpellier, il faut avant tout qu’un “gros” producteur se
positionne un peu comme c’est le cas à Nîmes par exemple avec Adam
Productions.

12°) Si vous deviez terminer sur quelque chose en particulier…
J’espère que cette édition de Tohu-Bohu aura autant de succès que les
précédentes, que le public sera toujours aussi varié, et que les
artistes seront à la hauteur de l’évènement. J’aimerais que ce soit le
cas aussi pour Les Electros d’Uzès et le Bal Electro du 15 août sur le
site du Pont du Gard.

Merci à Pascal Maurin de nous avoir accordé quelques minutes de son temps et rendez-vous cet été pour le Tohu Bohu qui s’annonce, une fois de plus, excellent. La programmation à Montpellier est disponible dans “Coming Soon” (colonne de droite). Nous couvrirons l’évènement à travers chroniques, vidéos live et photos ici même.

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concert, interview, live, montpellier, pascal maurin, programmateur, programmation, tohu-bohu
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